La fausse note : elle serait toujours jouée moins forte que les autres

Le piano de Günther Ueker
Lu dans l’Obs de cette semaine (étude publiée sur www.plosone.org) :
Avant même de jouer une note fausse [un dixième de seconde en moyenne], le pianiste a détecté l’erreur qu’il allait commettre. Notre étude a montré que cette pré-détection d’erreur altère l’exécution : une fausse note est légèrement retardée, et elle est jouée moins fort que les autres, et ce pour la main fautive seulement. Cela signifie que le cerveau détecte une incohérence entre la commande de l’action et la conséquence prévisible de cette action.
Autrement dit : on sait qu’on va se tromper, on diffère le moment où l’on va se tromper, et l’on tente in extremis d’adoucir sa faute en jouant moins fort.
A.D.

Autre conséquence des fausses notes : le poil se hérisse… la preuve en image avec le piano de Günther Ueker !
si la fausse note est jouée trop fort et légèrement en avance, ça n’est pas une fausse note, c’est un pain
J’avais déjà entendu parler de cette étude. Une autre étude du même acabit montrait que les pianistes avaient inconsciemment intégré les fréquences de chaque note de leur instrument, et étaient capables de repérer les fausses notes même inaudibles grâce aux fréquences inattendues que leur renvoie le clavier du piano. Etrange non?