Le sourire d’Edna Stern

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Je ne connais pas Edna Stern. Pourtant, rien qu’en l’écoutant parler l’autre jour sur France Musique, elle pourrait être cette amie qui illumine une journée, cette bonne copine avec qui l’on parle musique autour d’un verre. Elle a ce sourire dans la voix - que la radio lui rend bien. Il y a ce même sourire dans son piano - aussi chaud que les concerts à Pleyel peuvent être glacés. Un piano sur lequel on voudrait s’accouder paresseusement et regarder ses doigts courir sur le clavier. Un piano qu’on voudrait à la campagne, sur un vieux parquet défraichi, si proche, si humain.

La jeune pianiste sort ce mois-ci un bon CD consacré à Chopin. Elle joue sur un pianoforte Pleyel d’époque mis à disposition par la vénérable Cité de la Musique. La critique de ce disque est parue dans le magazine CLASSICA n°122 de mai 2010 et disponible en ligne, sur le site de CLASSICA.

voir le disque chez AmazonFrédéric Chopin
(1810-1849)
Trois Nouvelles Etudes, Ballades n°2 op.38 et n°3 op. 47, Sonate n°2 op. 35, Valses n°5 op.42, n°12 op. 70/2 et n°7 op.64/2, Préludes op.45 et n°20 op.28
Edna Stern (piano)
Naïve AM197. 2010. 64′
Note ***

Arnaud Drillon

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