Le musée de la musique revoie ses gammes

Le musée de la musique vient de réouvrir
Ouvert en 1997, le musée de la musique vient de repenser entièrement le parcours de ses visiteurs. L’exposition s’est enrichie de nouveaux instruments et utilise à bon escient des moyens audiovisuels innovants dans un constant souci de pédagogie.
Après 10 années de bons et loyaux services, le musée de la musique s’est refait une beauté. « Au vue des évolutions de la cité de la musique et de la rapidité des mutations technologiques, il fallait repenser le réaménagement des espaces », confie Laurent Bayle, Directeur général de la Cité de la musique. Ouvert en 1997, le musée reçoit sa première collection d’instruments de l’ancien Conservatoire de Paris en 1795, avant de devenir le Musée Instrumental en 1864. Bâti sur une structure élégante faite de pierre et de métal, le musée est sobre, spacieux et moderne. Il compte aujourd’hui 6000 instruments, répartis sur cinq étages. On chemine ainsi du XVIIe siècle au XXe, sans oublier l’étage des musiques du monde.
Associer l’image au son
Les travaux de réaménagement menés par Adeline Rispal (Cabinet Repérages) ont placé les instruments au centre d’un dispositif audiovisuel pédagogique. Chaque période musicale est décrite par un documentaire de quelques minutes qui replace le contexte historique, social et artistique de l’époque, grâce à des analyses de musiciens, musicologues ou intellectuels.
Les instruments sont regroupés par époque et par genre. Un petit boîtier fourni à l’entrée permet de les écouter séparément grâce à un numéro. Certains instruments sont le prétexte pour illustrer un fait historique majeur de l’histoire de la musique sous forme d’un documentaire, toujours très bien mené. Ainsi des images d’archives utilisent la fameuse sirène de pompier utilisée par Edgard Varèse dans Ionisations en 1934 pour illustrer la percée des percussions dans la musique de Xxe siècle. En tout, quelques quarante films courts accompagnent la compréhension des instruments exposés.
De nouveaux instruments
Les travaux ont également permis de réintroduire dans le parcours visiteur les instruments du XXe siècle et d’accorder une place plus importante aux instruments extra-européens. Parmi les nouveaux instruments présentés, citons la console de mixage originale de l’ingénieur Pierre Schaeffer (1967), ou encore le premier violon électrique Max Mathews et Bell Laboratories de 1985.
Les musiques populaires et amplifiées du XXe siècle réussissent également à se faire une petite place. On retrouve ainsi les guitares de Django Reinhardt et de Georges Brassens, ou encore le synthétiseur de Frank Zappa. « Ce n’est pas trop tôt que l’on sorte un peu des musiques sérieuses », commente Jean-Claude, le casque vissé sur les oreilles. «mais l’espace n’est quand même pas bien grand… »

Le piano de Chopin entre 1839 et 1841
N’oublions pas enfin les instruments qui font la renommé du musée, comme les violons de Stradivari, le piano original de Chopin ou encore la spectaculaire contrebasse de Vuillaume, d’une hauteur de 3,50m, appelée Octobasse.
Des concerts quotidiens
Le musée de la musique s’anime tous les jours grâce à des musiciens qui franchissent les quelques mètres qui séparent la Cité de la musique de son musée. Ils empruntent pour un instant les vieux instruments du musée et leur redonnent une seconde jeunesse le temps d’un concert. Les spectateurs découvrent alors avec étonnement des sonorités souvent oubliées.
Agenda
- Une exposition sur Miles Davis intitulée « We want Miles » est prévue du 16 octobre 2009 au 17 janvier 2010.
- Du 9 mars 2010 au 6 juin 2010, le musée de la musique fêtera le bicentenaire de la naissance de Chopin en créant l’exposition « Chopin, l’atelier du compositeur »
Cité de la musique
221, avenue Jean-Jaurès
75019 Paris
M° porte de Pantin
01 44 84 44 84 • www.citedelamusique.fr
Horaires d’ouverture
Du mardi au samedi de 12h à 18h, le dimanche de 10h à 18h, fermeture le lundi.
Arnaud Drillon

Je suis à la recherche de l’unique exemplaire d’Harmonica de verre, en France et probablement en Europe: consultée la base de donnée du Musée de la Musique semble ne rien donner .
Y a-t-il d’autres pistes que l’on peut suivre ?
Merci pour l’ensemeble de vos articles si enthousiastes.